Police de Sécurité du Quotidien - réaction de Sylvain Robert

Communiqué de presse

Sylvain Robert déplore la décision de Gérard Collomb de ne pas attribuer de Police de Sécurité du Quotidien à Lens

Depuis sa prise de fonction en tant que maire de Lens, Sylvain Robert n'a eu de cesse d'adresser des courriers aux ministres de l’Intérieur successifs pour demander desrenforts supplémentaires en termes d’effectifs policiers.

Avec, au niveau national, une neuvième circonscription de police rayonnant sur 34 communes et deux agglomérations de quelque 400 000 habitants, les élus sont légitimement en droit d’attendre un geste fort venant de l’Etat qui a dans ses pouvoirs régaliens la sécurité.

L’été dernier lorsque les premières annonces ont fait état de la mise en place d‘une Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) dans certaines villes, Sylvain Robert avait de nouveau fait une demande officielle de candidature auprès de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur.

Car la Ville de Lens, capitale du bassin minier, mérite une PSQ, au regard de sa strate et de sa position géographique (à la croisée de l'A1 et de l'A21 permettant de relier Paris et Lille ainsi que la Belgique).

Aujourd’hui, alors que ce qui est sensée être la grande réforme du quinquennat d’Emmanuel Macron en matière de sécurité, nous apprenons lors de l’allocution de Gérard Collomb que la ville de Lens ne fait pas partie des communes retenues pour expérimenter la PSQ…

Ce qui serait une nouvelle méthode de travail aurait vu un retour à la proximité entre les policiers et les habitants sous forme de communication directe avec des référents dans les quartiers. Du service public en somme.

Mais il semble que le service public ne soit pas une priorité du gouvernement qui ne cesse de décharger ses compétences vers les collectivités. Après l’abandon de l’attribution des cartes d’identité et passeports dans toutes les mairies, certaines villes comme Lens ont de nouvelles compétences d'Etat, comme en témoigne la déclaration des Pacs autrefois gérée par les tribunaux. Dernièrement, le chiffre hallucinant de 120 000 suppressions de fonctionnaires fut annoncé par Edouard Philippe, Premier ministre.

L'été dernier, le gouvernement a décidé sans aucune concertation la fin des emplois aidés portant un coup de grâce à des milliers de jeunes qui avaient là l'occasion d'avoir une première expérience professionnelle dans les associations ou encore les mairies. A Lens, beaucoup de contrats n'ont donc pas été renouvelés. Quel gâchis!

Pour Sylvain Robert, il est fort regrettable de n'avoir pas été entendu. Il s'agit d'un énième oubli envers le territoire qui a tant donné au pays. En 2014, l’annonce des zones de sécurité prioritaires (ZSP) faite par le gouvernement Valls avait suscité de l'espoir : Lens et Sallaumines étaient concernées. Un espoir vite déchanté puisqu'aucun moyen n'avait été mis en place pour vraiment rendre crédible et pérenniser ces ZSP.

Dans le cas présent d'une non-attribution de la PSQ, c'est de nouveau un goût amer et l'impression d'avoir été mené en bateau d’autant que les autorités locales nous soutenaient et nous accompagnaient dans notre démarche comme depuis de nombreuses années au sein du CLS. Après avoir eu des annonces l'été dernier, le calendrier officiel fut sans cesse reculé: la fin d'année dernière, janvier, puis février... En somme un mauvais coup politique du gouvernement.

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