La gestion différenciée

Pour préserver la biodiversité de notre territoire

La gestion différenciée est une adaptation de la gestion classique des espaces verts, pour être plus respectueux de l’environnement. C’est adapter la gestion des sites en fonction de leurs usages, de leur fréquentation, de leur identité et de leur place dans la ville. C'est-à-dire réussir l’équilibre d’une composition, parsemée de fleurs, intégrant l’esprit du lieu. Cela permet de rompre avec la monotonie d’une pelouse, offrant  aux badauds une allure champêtre aux couleurs de la saison. La nature tient toujours ses promesses saisonnières avec les  fleurs de printemps et d’été, l’éclosion de bourgeons,  de tendres feuillages, de floraisons éclatantes.

La Municipalité s'est engagée depuis 2008 dans la mise en oeuvre de pratiques de gestion différenciée.

En 2012, une étude globale a été engagée, sur la base des premières expériences mises en oeuvre, afin de définir un programme pluriannuel global d'actions concrètes en faveur du cadre de vie et de l'environnement.

Cette étude s'est concrétisée par  :

  • la réalisation d'un diagnostic paysager, écologique et fonctionnel des espaces verts de la Ville
  • la hiérarchisation des enjeux paysagers, écologiques et sociaux des différents espaces verts
  • la définition d'un schéma d'intervention et d'un programme d'action à 5 ans pour la valorisation et la gestion des espaces verts

Suite à la réalisation de cette étude, 4 niveaux d'entretien ont été définis afin d'adapter la gestion des espaces verts en fonction de leur intérêt paysager, écologique ou social :

  • les espaces de prestige. Ces espaces bénéficieront d'un mode de gestion classique, comprenant notamment un fleurissement par le biais de plantes annuelles et un désherbage strict des espaces publics
  • les espaces d'intérêt secondaire. Ces espaces verts feront l'objet d'une gestion soignée mais pourront intégrer des pratiques de gestion plus respectueuses de l'environnement (fleurissement à l'aide de plantes vivaces et d'arbustes fleuris, fauche tardive, tonte différenciée...)
  • les espaces ne présentant pas d'intérêt paysager, social ou fonctionnel. Ces espaces feront l'objet d'une gestion plus extensive par fauche ou broyage de la végétation
  • les espaces à vocation écologique. Sur ces espaces, les interventions seront réduites au strict minimum

Un programme pluriannuel d'actions a également été établi. Il comprend notamment :

  • des opérations planifiées d'amélioration de la qualité du fleurissement
  • l'adaptation des modalités d'entretien en fonction des enjeux des différents sites
  • le maintien des pratiques actuelles de gestion raisonnée du patrimoine arboré
  • des actions en faveur de la biodiversité (installation de nichoirs, de gîtes à insectes, maintien de bois mort dans les espaces verts, maintien d'arbres morts sur pied...)
  • la mise en place d'un plan de désherbage alternatif et la réduction des pratiques de désherbage chimique
  • la mise en oeuvre de mesures d'incitations et de communication auprès des scolaires, du grand public et des autres gestionnaires d'espaces publics

Quelques exemples concrets des actions menées

  • 23 massifs avec divers arbustes fleuris et plantes vivaces.
  • 47 espaces verts ayant fait l’objet de travaux d’aménagements paysagers, avec la plantation d’arbustes fleuris et de plantes vivaces.
  • 16 sites semés de gazons fleuris.
  • L’acquisition d’un désherbeur thermique pour le désherbage d’appoint et événementiel.

Côté pratique : un entretien plus aisé

  • Sur les espaces enherbés : réduction localisée des fréquences de tonte.
  • Sur les points de fleurissement : mise en place de gazons fleuris, utilisation d’arbustes fleuris et d’espèces vivaces, diminution de l’arrosage.
  • Sur les prestations de désherbages : limitation du désherbage chimique et mise en œuvre d’un désherbage thermique ou manuel…

La gestion différenciée est une réponse à trois grands enjeux :

  • Les enjeux sociaux et culturels (prise en compte des besoins et des usages des riverains, amélioration du cadre de vie, diversification des paysages…).
  • Les enjeux écologiques (favoriser la biodiversité, diminuer les pollutions…).
  • Les enjeux techniques (adapter la gestion à l’accessibilité du site…).

Les sites de gestion différenciée à Lens.

En 2010, 10 espaces verts ont fait l’objet d’une gestion par fauche tardive d’une partie des espaces herbacés.

Il s’agit du site

  • du Chemin de halage,
  • de la Plaine Molière,
  • de la Plaine Fauquette,
  • de la partie lensoise du Parc des Glissoires,
  • de la partie boisée du site du Louvre,
  • du stade Léo Lagrange, du stade Debeyre,
  • du stade Tetelin,
  • du stade Jean Moulin et de la Plaine du Quercy.
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