La catastrophe de Lens-Liévin

Réalisation : Benjamin Boval, Izia Venague, Olivia Cogiat, Matisse Roger, étudiants en DUT MMI à l’IUT de Lens


La catastrophe du 27 décembre 1974 a eu lieu à la fosse 3 des Mines de Lens, ou fosse Saint Amé, sur le territoire de Liévin. Sur 47 mineurs victimes, 5 seulement ont survécu. 12 habitaient Lens. Il s’agit de l’une des catastrophes les plus meurtrières en France après celle de Courrières en 1906 qui compta 1099 morts ; le dernier sinistre dans le bassin minier Nord Pas-de-Calais remonte au 4 février 1970 à Fouquières-les-Lens et fit 16 victimes.

Une cérémonie d’hommage officiel a lieu le 31 décembre 1974 en présence du Premier Ministre Jacques Chirac et de représentants locaux. Des dons affluent en faveur des familles de victimes, de la part de particuliers et de personnalités comme Valéry Giscard d’Estaing ou encore Serge Lama. Les syndicats CGT, CFDT, FO se portent partie civile. Une association de défense des familles de victimes est créée. Cependant, l’enquête judiciaire et le procès qui aura lieu en 1981 ne permettront pas d’établir clairement les responsabilités. Des cérémonies ont lieu chaque année sur les lieux de la catastrophe en hommage aux défunts. Une stèle commémorative (où se recueillit François Mitterrand) est érigée en 1975 puis un Mémorial National d’Hommage est édifié en 1994. Une sculpture et des vitraux à l’intérieur de l’Eglise Saint Amé ainsi qu’un cahier du souvenir et des manifestations associatives perpétuent la mémoire des victimes. Le site de Saint- Amé est reconnu au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

40 ans après cette catastrophe, deux témoins de premier plan, monsieur Jean-Claude Bois et monsieur André Verez, nous livrent leur témoignage.

M. Bois, Adjoint au Maire de Lens en exercice en 1974 et M. Verez, fils d’un mineur blessé lors de la catastrophe, relatent les faits qui se sont déroulés le 27 décembre 1974 et dans les années qui suivirent. Ils reviennent notamment sur le sinistre, sur l’hommage rendu aux mineurs au niveau national et international et sur l’entraide qui s’ensuivit, et insistent sur les traumatismes physiques et psychologiques des rescapés. Ils expliquent l’arrêt progressif de l’activité minière et la reconversion du bassin minier. Enfin, ils évoquent le travail de l’association de familles de victimes pour perpétuer la mémoire, transmettre le souvenir et les traditions.

Un témoignage émouvant sur l’histoire du monde minier…

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