BMU

Le 30 janvier 2003, date de son lancement officiel à Lens, l’association Bassin Minier Uni (BMU) a fait le pari, à la fois dynamique et innovant, de constituer et de porter un dossier de candidature du Bassin minier du Nord-Pas de Calais à une inscription sur la Liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO au titre de Paysage Culturel Evolutif.

Les enjeux de cette candidature sont multiples. Il s’agit de faire connaître et reconnaître la qualité et la diversité patrimoniale du Bassin minier (appréhendées sous le concept global de Paysage Culturel Evolutif), de contribuer au changement d’image du territoire et de favoriser la place de la culture et du patrimoine minier et industriel au sein de perspectives de développement local et régional.

Sept ans de travail ont permis de révéler et de souligner l’exemplarité et l’extraordinaire richesse du patrimoine minier du Nord-Pas de Calais.

En effet, pendant près de trois siècles, l’industrie charbonnière a façonné un territoire, ses paysages, ses villes, en a forgé l’identité et a durablement transformé les modes de vie. Les nombreux témoignages qu’offre aujourd’hui le Bassin minier de cette activité industrielle possèdent une réelle force illustrative des bouleversements initiés par l’Industrialisation sur un territoire et sa population. Il s’agit à la fois des infrastructures techniques - fosses d’exploitation et chevalements, terrils aux formes variées, réseaux de transport (chemins de fer et gares d’eau) -  et des éléments sociaux – cités ouvrières, écoles, églises, hôpitaux, salles des fêtes, équipements sportifs…-. L’association Bassin Minier Uni a ainsi conduit la préparation technique du dossier de candidature et la mobilisation des acteurs et de la population du Bassin minier. De très nombreuses études ont été menées afin de formaliser le dossier de candidature: inventaires des cités minières, des terrils, du patrimoine non-repéré (inventaire réalisé en partenariat avec les communes).

Le Bassin minier compte aujourd’hui, entre autres :

  • 4 grands sièges d’exploitation « sites de la mémoire » : la fosse 11-19 à Loos-en-Gohelle, la fosse n°9-9bis à Oignies, la fosse d’Arenberg à Wallers-Arenberg, la fosse Delloye à Lewarde (Centre historique minier)
  • 21 chevalements
  • Environ 200 terrils
  • 563 cités minières et leurs équipements collectifs (église, écoles, stades, dispensaires…)
  • Plus de 200 kilomètres de cavaliers (chemins de fer)

La proposition d’inscription du Bassin minier du Nord-Pas de Calais sur la Liste du Patrimoine mondial au titre de Paysage Culturel Evolutif inclut

  • 17 fosses et vestiges significatifs de fosse,
  • 21 chevalements,
  • 51 terrils,
  • 54 kilomètres d’anciennes voies de chemin de fer,
  • 3 gares ferroviaires,
  • 124 cités ouvrières,
  • 46 écoles, 26 églises et chapelles,
  • 24 équipements de santé,
  • 6 équipements de loisirs,
  • 3 sièges de compagnies minières,
  • 4000 hectares de paysage.

Chevalet St Ame

Dès sa création, l’association BMU a également affiché la volonté de mobiliser dans la proximité. Ainsi, en ouvrant la porte aux bénévoles intéressés par l’avenir de leur territoire, BMU a-t-elle pu créer une dynamique qui a donné lieu à la naissance d’ateliers ou de clubs. Ainsi, l’abbé Michel BECQUART et le club des cités de Lens fait revivre la fête de Sainte-Barbe dans son quartier. Outre la messe et la procession, l’abbé organise chaque année des rencontres intergénérationnelles sur un thème donné (les mineurs retraités, le mariage à la mine,…). Cette journée se clôture par un briquet auquel chacun participe.

Première victoire, la proposition d’inscription du Bassin minier du Nord-Pas de Calais sur la Liste du Patrimoine mondial a été déposée par l’Etat français auprès du Centre du Patrimoine mondial le 25 janvier 2010. Elle sera examinée lors d’une prochaine session annuelle du Comité du Patrimoine mondial en 2011 ou 2012.

La ville de Lens est adhérente au club des communes BMU.

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